Comme dans les meilleures Républiques bananières, le dirigeant historique de la Ville de METZ a fait le vide autour de lui afin d’éradiquer toute velléité de succession avant qu’il n’ait décidé de se retirer. Ce qui explique qu’il retrouve aujourd’hui face à lui d’anciens dauphins : Mme GRIESBECK, M. JACQUAT écartés, à l’époque, de la cour car susceptible de faire trop d’ombre.
On peut maintenant penser qu’une page est tournée. A voir la communication intense qui est faite autour de M. JOUAVILLE, on peut en tirer deux enseignements :
- M. RAUSCH a décidé de briguer un nouveau mandat qu’il ne mènerait pas à son terme ;
- M. JOUAVILLE serait amené à lui succéder en cours de mandat.
Ce qui pose plusieurs questions :
- Est-ce bien honnête de ne pas l’annoncer ? (Je sais, c’est un procès d’intention !)
- Si par sursaut citoyen des messins M. RAUSCH n’était pas élu, que deviendrait professionnellement M. JOUAVILLE ?
- De quel réseau d’influence peuvent-ils se prévaloir ?
- La Maire d’une ville comme METZ peut-il se passer du soutien d’un grand parti politique ?
Je n’ai évidemment pas la réponse aux deux premières questions.
Pour les deux suivantes, en revanche, j’ai une petite idée.
Si l’on part du postulat que tout se décide à Paris, on comprend mieux l’écart qui s’est créé avec une ville comme Nancy par exemple.
Pour le TGV par exemple, la presse a beaucoup communiqué sur Strasbourg, Nancy, Paris et, dans une moindre mesure Reims. Metz ne fut évoqué qu’avec parcimonie. Le Tram de Nancy, en son temps et malgré ses nombreux avatars, a bénéficié d’une excellente couverture médiatique. Et, ne parlons pas de la magnifique rénovation de la Place STAN qui n’a échappée à aucun journal télévisé.
Il faut juste rappeler que les Maires des Villes évoquées ci-dessus sont tous membres reconnus d’un parti politique de premier plan. Le Maire de Nancy, étant Président des Radicaux Valoisiens qui appartient à la majorité présidentielle. Et, héritage de l’ancien RPR, les réseaux d’influence sont encore très…..influents ! CQFD
Je me répète mais, METZ est devenue au cours de ce dernier mandat une ville banale.
Un désert pour le sport de haut niveau. Hormis le hand féminin, dont je suis un très fidèle supporter, qui essaie de compenser l’image de looser du foot grenat.
Une culture avec un Arsenal réservé en grande majorité à des spectacles élitistes.
Pas un festival digne de ce nom qui permettrait de sortir la ville de sa grisaille.
Gérardmer, Villerupt, Fameck, NJP de Nancy en Lorraine ou bien Angoulême, Cannes, La Rochelle…ont les leurs.
Nous sommes une ville qui vieillit et pas seulement physiquement.
Comme ses habitants, comme son Maire, comme son réseau de transport, comme le staff du FC Metz, comme….