D'un côté il y a une figure de la France : Jacques CHIRAC
Maire de Paris de 1977 à 1995 et Président de la République de 1995 à 2007, il vient d'être mis en examen pour détournement de fonds pour des faits datant d'avant 1995.
A 75 ans, ses amis trouvent que c'est un peu tard pour juger un homme de cette valeur et qu'il mériterait de pouvoir profiter d'une retraite (30000 Euros mensuels) bien méritée.
C'est oublier un peu rapidement qu'il a toujours refusé, et c'était son droit le plus strict, d'être entendu sur ces affaires pendant les 12 ans où il a été à l'Elysée.
C'est oublier aussi que quelques uns de ses plus proches collaborateurs ont été condamnés pour des faits similaires. Notamment "le meilleur d'entre-nous" : Alain JUPPE. Idem pour le PS : EMMANUELLI, STRAUSS KAHN...
Refuser qu'un justiciable réponde de ses actes, sous prétexte que le temps est passé, c'est refuser de juger BARBIE, TOUVIER, Emile LOUIS, Michel FOURNIRET...Ce serait inacceptable.
Et puis, il y a la présomption d'innocence. Justement, parlons en !
De l'autre côté il y a une figure Corse : Yvan COLONNA
Devenu célèbre à la suite du lâche assassinat, le 6 février 1998 à AJACCIO, du Préfet ERIGNAC.
Une enquête baclée et à charge a livré son nom en patûre aux journalistes en le désignant comme l'exécuteur de cet horrible crîme. Il fallait que la piste agricole soit retenue !
Yvan COLONNA prend le "maquis" et vivra dans la clandestinité pendant 5 ans.
Ce n'est que le 4 juillet 2003 qu'il sera arrêté.
Souvenez-vous de la déclaration du Ministre de L'Intérieur de l'époque ! Le lien suivant vous permettra de vous rafraichr la mémoire :
http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3619990,00-juillet-2003-sarkozy-annonce-arrestation-colonna-.html
Nicolas SARKOSY annonce l'arrestation "de l'assassin du Préfet ERIGNAC". Rien que ça !
Inutile dès lors de faire un procès !
Et c'est pourtant Yvan COLONNA que l'on juge aujourd'hui pour un crîme qu'il n'a sans doute pas commis.
C'est là que l'on voit que nous ne sommes pas égaux devant la présomption d'innocence !
"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"
disait Jean de La Fontaine dans "Les animaux malades de la peste"
Ca n'a pas pris une ride !
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