En décidant de porter le taux d’intérêt du livret A à 3,50 %, le gouvernement ne respecte pas les règles qu’il a pourtant lui-même fixé.
Ce faisant, il prive les français les moins fortunés d’une rémunération de leur épargne à sa juste valeur.
En effet, le taux est revu deux fois par an, au 1er février et au 1er août, et correspond à la moyenne du taux d’intérêt à court terme (EURIBOR 3 mois) et de l’inflation sur un an, majorée d’un quart de point. Tout cela arrondi au quart de point le plus proche.
Ce qui aurait du nous amener à …4% !
Ce mécanisme a été mis en place par ceux qui nous gouvernent aujourd’hui et ce sont eux qui s’empressent de….ne pas le respecter.
Cadeau fiscal pour les uns, intérêts minorés pour les autres :
La France à deux vitesses, sortie démocratiquement des urnes, continue à tenir ses promesses.
Pour les plus aisés !
En préambule, il est bon de rappeler que ce rapport d’expert a été demandé par le Président de la République, élu démocratiquement par tous les Français.
Il faut également préciser que ce rapport part d’un constat alarmant sur l’état des finances de notre pays qui plombe la croissance et qui, si rien n’est fait, risque de nous entraîner vers la récession d’abord et la faillite ensuite. Et sans croissance, pas d’équilibre des comptes de la Nation. On peut donc parler de cercle vicieux !
Le rapport ATTALI a au moins le mérite de ne pas faire dans la langue de bois !
Dans cet inventaire à la PREVERT, il y en a pour tout le monde : Pharmacien, Fonctionnaire, Taxi, Etranger, Travailleur, Chômeur…
Et puis, il y a la proposition de supprimer les départements.
Et là, je dis « chiche » !
Il y a en France :
- Environ 32000 communes avec une Mairie, un Maire, des Conseillers Municipaux, des employés municipaux… ;
- Des communautés de communes avec un Président, des Présidents adjoints, des membres, des représentants des communes, des employés communautaires… ;
- Une centaine de départements (avec l’Outre-mer) avec un siège du Conseil Général, un Président, des Vice-présidents, pour environ 4000 Conseillers Généraux, des employés…
- 22 régions administratives avec un Président, des Vice-présidents, des élus, des employés tout ça, évidemment, doit être logé dans autant de bâtiments !
Vouloir supprimer un de ces échelons est, pour le moins, une question de bon sens.
Nous sommes les Champions du Monde du nombre de communes et c’est peut-être par-là qu’il faudrait commencer pour faire des économies.
1°) La plupart des communes sont regroupées en communautés de communes, rendues obligatoires par le coût exorbitant des équipements collectifs (Traitement des ordures ménagères, Traitement de l’eau, Services d’incendie, de secours…) Il suffirait de ne conserver que ces regroupements. Ce qui nous permettrait d’arriver aux mêmes chiffres que les grands pays européens (environ 6000). Avec les économies d’échelle que cela pourrait engendrer.
2°) La suppression des départements est aussi une bonne idée et qui peut très bien se combiner avec la précédente. Il y a tellement de tâches redondantes avec les communes et les Régions que ça ne pourrait que simplifier les choses. Et puis, ça permettrait d’éviter la surenchère entre départements voisins ou les mauvais choix dictés par la volonté de ne fâcher personne (en mécontentant tout le monde) ! Et ça coûte cher !
Un exemple lorrain : l’aéroport régional qu’il a fallu planter à égale distance de METZ et de NANCY et qui aujourd’hui ne sert (presque) à rien. Il aurait été plus intelligent d’investir la même somme dans l’accès aux aéroports voisins de Luxembourg, Sarrebruck et même Strasbourg qui permettent, eux, d’accéder aux aéroports du monde entier.
Un autre exemple lorrain : La Gare TGV. Le principal bailleur de fonds étant mosellan, il a fallu se plier à leur exigence de l’implanter à côté de l’aéroport. Inaccessible par le rail en TER (contrairement à celle de REIMS ou de VALENCE par exemple), elle oblige l’utilisation de transports routiers avec un parking au prix dissuasif. Et comme une connerie ne suffit pas, on va faire une seconde Gare TGV à VANDIERES. C’est là qu’aurait du se situer la première, mais maintenant qu’il y a celle de LORRAINE TGV, inutile d’en rajouter une. Mais quand il s’agît de l’argent des autres !
Alors, oui, je suis pour la suppression des départements et le report de leurs prérogatives sur les Régions. Ca veut dire aussi qu’il n’y aurait plus d’élections cantonales, plus de Conseillers généraux et plus de magnifiques locaux pour les accueillir. Quant on sait ce que cela coûte, c’est vraiment une bonne économie !
A ceux dont le seul argument pour le maintien est l’attachement à l’immatriculation de leur voiture, je répondrais que les enjeux dépassent largement ce cadre là. C’est une question de survie du mode de vie à la française. Car sans argent, il va être difficile de construire des crèches, des écoles, des routes, des voies ferrées, des Tribunaux, des prisons… Il sera difficile aussi de se payer un système de santé de plus en plus dispendieux, des retraites de plus en plus nombreuses, des policiers formés, des chercheurs qui trouvent…
Il est vrai qu’en France, il faut réformer sans toucher à rien, ou alors aux avantages des autres !
Je viens d'assister, en direct à la télévision ce soir, à un évênement que personne ne pressentait.
Notre Président de la République Nicolas SARKOZY, dont on peut louer pour l'occasion la grandeur d'âme, vient de se rendre en COLOMBIE où il a accepté de prendre la place d'Ingrid BETANCOURT au milieu de la jungle et de la milice armée.
Le visage amaigri mais souriant d'Ingrid tranche avec l'air soucieux et tendu de notre grand Président qui fait face aux objectifs des caméras du monde entier.
Ses derniers mots avant de partir rejoindre les FARC résonnent encore dans ma tête : "Je fais celà pour la France, je suis le Président de tous les français et il était de mon devoir de secourir notre compatriote dont la vie ne tenait plus qu'à un fil".
Sans être grandiloquant, ce fut pathétique. Une larme coule sur ma joue.
C'est alors que ma femme me demande : "Pourquoi pleures-tu ?"
Elle venait de me réveiller et la journée ne pouvait plus mal commencer :
SARKO est toujours Président et INGRID toujours otage !
Finalement cette réforme,en vertu du grand principe : TOUS EGAUX, c'est tout bénéfice pour les cheminots et tout déficit pour l'Etat.
Pourquoi me direz-vous ?
1°) TOUT BENEFICE Le fait de mettre tout le monde à 40 ans de cotisations a obligé l'entreprise SNCF à revoir l'ensemble de sa copie pour qu'il y ait égalité de traitement avec le régime général. Avec comme premières mesures annoncées dans le cadre de la négociation :
- Fin annoncée de la mise à la retraite d'office à 50 ans et 55 ans par l'entreprise ;
- Création d'un échelon supplémentaire d'ancienneté pour tous qui permet de majorer le salaire de fin de carrière de 2,5%. CONSEQUENCE : AMELIORATION DE LA PENSION.
- Intégration de la prime de travail dans la prime de fin d'année afin qu'elle devienne un vrai 13ème mois ce qui revient à une augmentation annuelle moyenne de 150 euros environ. CONSEQUENCE : AMELIORATION DE LA PENSION
- Intégration dans les éléments liquidables pour la retraite des différentes prîmes et gratifications (Gratification de vacances, d'exploitation). Jusqu'alors, non prises en compte pour les droits à pension, cette mesure améliorera de façon significative les retraites des cheminots; CONSEQUENCE : AMELIORATION DE LA PENSION
- Taux des Pensions de réversion porté de 50 à 54 % comme dans le régime général. CONSEQUENCE : AMELIORATION DE LA PENSION DES VEUVES ET VEUFS
- Baise du taux de cotisation de l'entreprise de 13% pour la ramener aux taux en vigueur dans le régime général. CONSEQUENCE : DIMINUTION DES RESSOURCES DE LA CAISSE DE RETRAITE
2°) TOUT DEFICIT Toutes ces mesures ont pour conséquence l'augmentation du déséquilibre entre cotisations et prestations servies. Et, ce déséquilibre, avant tout démographique, a été imposé par l'Etat à la SNCF en l'obligeant à réduire de façon drastique ses effectifs. Et, comme pour les autres régimes dans la même situation (mineurs, commerçants, agriculteurs, parlementaires, militaires, policiers, magistrats...), c'est à l'Etat que revient l'obligation d'équilibre.
En résumé, la volonté du gouvernement de passer le temps de cotisation des cheminots à 40 ans a eu deux conséquences majeures : L'augmentation des pensions et le report sur le budget de l'Etat, donc sur l'Impôt, de ces charges supplémentaires.
St NICOLAS fait payer aux français qui ont voté pour lui (et pour son programme) son absence de réflexion sur une mesure qui, sous couvert d'égalité, coutera plus cher que l'économie envisagée.
Car, il ne faut pas oublier que le but de la manoeuvre était quand même de renflouer les caisses de l'Assurance Vieillesse.
Et on aboutit à son contraire !
L'actualité récente, cruelle et dramatique, vient nous rappeler qu'en matière de délinquance il vaut mieux se la jouer modeste.
Lors des deux dernières campagnes électorales pour les Présidentielles, le thème de l'insécurité a largement monopolisé le temps d?antenne avec son festival de promesses, plus démagogiques les unes que les autres. Avec comme seuls résultats visibles : l'absence de Lionel JOSPIN au 2ème Tour en 2002 et la marginalisation du Front National, phagocyté par le discours musclé de l'UMP, en 2007.
On a avait presque oublié que les racines du mal sont bien plus profondes et bien plus lointaines que les discours de campagne ne l'ont laissé penser.
La défaillance de la cellule familiale, l'absence de repaires, les familles déchirées et déstructurées sont le lot commun de nombre de familles.
Si on y ajoute le développement du téléphone portable et d'Internet, l'omni présence de la télévision, que reste-t-il comme temps pour discuter en famille ?
Et ce faisant parents et enfants, pris par leurs obligations, ne vivent plus ensemble. Ils vivent les uns à côté des autres.
Le manque de courage des parents, qui n'osent plus rien refuser à leurs rejetons, laisse penser à ces derniers qu'ils peuvent tout se permettre.
Les parents démissionnent devant leurs enfants avec qui il n'y a plus de dialogue. Pour dialoguer, il ne faut pas que la télé remplace les discussions de fin de journée. Celles que l'ont a au cours du repas, pris en commun quand tout le monde est rentré de l'école et du travail.
Il faut aussi réintroduire le respect : respect des règles, des parents, des enfants, des enseignants... Il faut aussi que ce respect soit mutuel.
C'est un lieu commun mais, en face des droits, il doit y avoir des devoirs. Le juste équilibre des uns ne peut se concevoir qu'avec l'existence bien comprise des autres.
Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un héritage de mai 68 qui a entrainé cette longue dérive.
Même si le slogan éculé "IL EST INTERDIT D'INTERDIRE" a fait des dégâts considérables !
En effet, on peut être rétif à l'autorité. Ce serait même anormal qu'un ado ne le soit pas !
Cependant, aujourd'hui la frontière entre ce qui est tolérable et ce qui ne l'est pas est devenue totalement invisible.
On caillasse aussi bien la police que les pompiers ou le SAMU.
On attaque les petites vieilles comme on bastonne ses copains à la récré.
On insulte les enseignants, les éducateurs comme on le fait avec "ceux de la cité d'à côté"
Quand au soutien actif des parents, il n'est pas si marginal que ça !
La surenchère est entretenue par les médias toujours avides d'images sensationnelles que nous consommons sans discernement.
Et puis, il y a cette incapacité, ce manque de courage à assumer ses actes.
"Il ne l'a pas fait exprès", "Ca n'est pas de sa faute"
Et ce besoin de toujours faire porter le chapeau à un élément extérieur. "J'ai eu un accident. Certes je roulais trop vite, mais c'est la faute de la voiture trop puissante que l'on m'a vendu et ce maudit virage qui n'avait rien à faire là, il y avait la place pour redresser la route"
Et plus personne ne s'étonne du procès que l'alcoolique intente au patron de bistrot ou que le fumeur cancéreux fait au cigaretier.
Il est vrai que la vente d'alcool et de cigarettes est autorisée !
Certains devraient faire un procès à leurs parents quand on voit les conneries qu'ils sont capables de dire et de faire !
Pour terminer, je dirais que plus important que les régimes spéciaux, plus grave que la carte judiciaire, plus urgent que le bouclier fiscal : Il faut redonner un projet d'avenir à tous ces jeunes. Faire confiance à leur capacité à s'en sortir. Mais, rien ne se fera sans un juste équilibre.
Et s'il n'y a pas de pédagogie sans sanction, il ne doit pas y avoir de sanction sans pédagogie.