« A 7,5% à la fin du 4ème trimestre 2007, le chômage a retrouvé son niveau de 1983 » Cette affirmation des ministres et députés de la majorité gouvernementale est surprenante à plus d’un titre.
Se féliciter de faire aussi bien que le gouvernement MAUROY du Président MITTERRAND est déjà étonnant de la part de ceux qui l’on combattu. Il est bon de rappeler aux amnésiques que depuis 1995 le Président de la République est issu, sans interruption, de l’actuelle majorité.
A ceux qui l’auraient oublié aussi, le gouvernement n’a pas attendu l’élection de Nicolas SARKOZY pour diriger la politique de l’emploi en France. Il y a quand même eu, et sans discontinuation : RAFFARIN, DE VILLEPIN, FILLON comme 1er ministres depuis 2002 !
Mais revenons à nos moutons !
En se félicitant de ne compter que 2,084 millions de chômeurs à la fin de 2007, et surtout en le comparant avec celui de 1983, nos dirigeants se livrent à une manipulation de chiffres sans vergogne.
Car, en 1983, Michel ROCARD n’avait pas encore créé le RMI. Il convient donc de rajouter au nombre de chômeurs les 1,25 millions de prestataires du RMI qui, en 1983, étaient comptabilisés avec les chômeurs.
Et là, le chiffre n’est plus le même. Il est un peu moins flatteur !
En piquant une colère digne de Ségolène ROYAL en pleine campagne Présidentielle, Laurence PARISOT a essayé, au journal de 20 Heures de France 2, d’éteindre l’incendie qui menace le MEDEF.
Personne ne peut croire que le MEDEF pouvait ignorer ce qui se passait dans son syndicat de la Métallurgie qui contribue, faut-il le rappeler, à 20% des ressources financières de la maison mère.
Pour montrer le ridicule du mensonge, prenons un exemple que tout le monde peut comprendre. Dans le milieu syndical aussi, mais cette fois côté salariés.
La CGT, comme la CFDT, FO, CGC…, est composée de fédérations. Prenons l’une d’entre-elle, la Fédération des Cheminots.
Qui peut imaginer un instant que M. Bernard THIBAUT (le Laurence PARISOT de la CGT) ignore ce que fait M. Didier LE RESTE (le Denis GAUTIER DE SAUVAGNAC de la CGT) dans sa Fédération ?
Qui peut imaginer un instant M. LE RESTE bénéficiant d’un « parachute doré » au nez et à la barbe de la CGT ?
« Méprisable et grossier » sont deux mots employés par la patronne du MEDEF. On pourrait y rajouter « indécent et sans état d’âme ».
Mais, n’est ce pas cela qui caractérise la France d’aujourd’hui ?
Ces qualificatifs ne peuvent-ils pas s’appliquer aussi au plus haut personnage de l’Etat ?
Il ne reste aux français qu’une seule arme : leur bulletin de vote.
A eux d’en faire bon usage.
Dans cet excellent article de SUD-OUEST DIMANCHE (cliquez sur l'article pour le visionner), Jean-Claude GUILLEBAUD appuie là où ça fait mal.
Certes, on s’en doutait un peu, les dérapages à répétition du locataire de l’Elysée devaient faire se gausser certains français.
On pouvait même penser que, au-delà des frontières, on pourrait trouver quelques esprits critiques.
Mais là, quand même, c’est à une sérieuse charge que notre pays est en train d’être soumis.
Nous étions déjà un des plus mauvais élèves de l’EUROPE. Voilà que nous avons maintenant, pour diriger notre pays, un « président malade ».
Et cet avis n’émane pas d’un tabloïd britannique.
Il est émis par un éditorialiste de l’éminent quotidien espagnol « EL PAIS ».
Si on ajoute à cela le report du sommet avec Angela MERKEL, nous avons une idée des rapports tendus avec nos partenaires européens.
En le décrivant comme un ado, brouillon et agité, on nous livre le portrait d’un ado psychologiquement fragile plutôt que celui d’un dirigeant d’un (ex) grand pays.
Il va bientôt être appelé à présider l’Union Européenne. Ca fait froid dans le dos car il y a peu de chance qu’à plus de cinquante ans, il trouve une maturité d’Homme d’Etat qui lui fait défaut.
Ses décisions à l’emporte pièce, ses déclarations épidermiques (Reconnaissance du KOSOVO, Parrainage d’enfants juifs, peine privative de liberté…) sont autant de preuves de son agitation non maîtrisée et de sa boulimie.
Etre partout, sur tous les sujets c’est pour lui être nulle part et à côté du sujet
« Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
Ce vers de Jean De La Fontaine, tiré des animaux malades de la peste, prend toute sa valeur sous l’éclairage de l’actualité récente.
Deux faits divers, deux traitements de l’information, deux sanctions différentes.
Selon que vous soyez un instituteur de la République, excédé et coupable d’un geste malheureux envers un enfant insolent et turbulent ou bien un Président de la République répliquant vertement à un irrévérencieux quidam au salon de l’agriculture, le traitement sera différent.
Au niveau du traitement de l’information tout d’abord. Toutes les télés, toutes les radios ont évoqué avec plus ou moins de virulence le geste d’énervement de l’enseignant. Seul Le Parisien, dans un premier temps, a relaté le dérapage de Nicolas SARKOSY.
Au niveau de la sanction ensuite. 24 heures de garde à vue, une plainte pour violence aggravée sur mineur jugée le 27 mars prochain devant de Tribunal Correctionnel pour l’instituteur.
Et quelle sanction pour un BAYROU qui gifle un gamin en 2002 ?
Et, que risque le Président de la République pour cette « agression verbale » ?
Décidemment, nous avons le Président et l’emblème que nous méritons :
Le Coq qui continue de chanter, les deux pieds dans la merde !

Cet extrait du Canard Enchainé vaut mieux qu'un long discours.
Est-ce vraiment la France qu'on souhaité les électeurs du Président ?
Est-ce vraiment la France que nous voulons pour nos enfants ?